PRESTATIONS de la COMPAGNIE de la LANTERNE :

Représentation au forum de Falaise, le 23 mai: L'alouette de Jean Anouihl ( 20 comédiens )

CONTACT POUR LA POSSIBILITE DE JOUER CE SPECTACLE DANS D'AUTRES LIEUX : Mireille Thiesse 06 10 79 66 32 ou Eliane Le Foll 02 31 90 92 38

Spectacle de fin d'année , salle du pavillon à Guibray, juin 2008

Animation à la maison de retraite de Cesny Bois Halbout durant l'été

MYSTERE AU CHATEAU GANNE / DE LA TRAHISON AU SUPPLICE

" De la trahison au supplice : le mystère du Château Ganne "
Scénario imaginé et mis en scène par Mireille Thiesse

Au temps des troubadours et des pélerins de Saint-Jacques de Compostelle, la Chanson de Roland s'est propagée, de château en village, dans les duchés et royaumes d'Occident. Elle nous transpose au IX ème siècle à l'époque de Charlemagne et du Saint Empire romain germanique. A la nouvelle de la mort de son neveu Roland à Ronceveaux, le courroux de l'Empereur Charlemagne est grand
Le félon est livré aux loups et aux corbeaux, son corps écartelé, réduit en lambeaux. Ganelon, le traître, vient alors hanter les lieux du château de son père, le comte Ganne. Ainsi commence la légende de Mellia la Blonde...
Du campement de Charlemagne aux ruines du Château Ganne, suivons les pas du Conteur " de la trahison au supplice " . Tout autour de la motte féodale, les habitants de la forêt : loups, rapaces, charbonniers, bûcherons, sorcière... annoncent l'horrible et fatal destin. Aymar, l'ami de Ganelon est en chemin. Sur ordre de Charlemagne, il vient assiéger le château. Las, il est aussi l'amant de Mellia, la fille de Ganne. Entre l'amour et l'honneur, le choix est cruel. Cependant au château, la vie continue : la chasse est bonne, les marchands font des affaires, les paysans défrichent. Jongleurs et musiciens distraient soldats et seigneurs.
Fi des commérages des femmes et des prédictions de sorcière.
Mais l'armée de Charlemagne est déjà là : le château assiégé ne se rend pas. Combats, trahison... Ganne est emmené au champ de justice et supplicié. Qu'adviendra-t-il de Mellia et d'Aymar ?
Quel est ce lévrier blanc qui vient hanter le château en ruines ? Est-ce grâce à lui que resurgira à l'époque de Guillaume le Conquérant l' imposante forteresse des seigneurs de la Pommeraye ?
Quel mystère se cache derrière le donjon envahi par les lierres ?
Entre l'histoire et l'imaginaire, devenez les pélerins et hôtes du Château Ganne.

50 figurants, musiciens, jongleurs et acteurs de la Compagnie de la Lanterne vous entraînent à la découverte du Mystère de Mellia la Blonde et du Comte Ganne.

Samedi 19 JUILLET ET Samedi 9 AOUT A 19H30 AU CHATEAU GANNE

à LA POMMERAYE ( ENTRE CLECY ET PONT D'OUILLY )

MYSTERE AU CHATEAU GANNE : DE LA TRAHISON AU SUPPLICE
Spectacle théâtralisé autour de la motte féodale et dans l'enceinte du château Ganne
SAMEDI 19 JUILLET ET SAMEDI 9 AOUT 2008 DE 19H A 22H30

Afin de recréer l'univers médiéval du IXème au XI ème siècle dans notre pagus du Cinglais, et la vie autour du Château Ganne, nous faisons appel à des figurants bénévoles pour animer des tableaux de paysans, bûcherons, bergers et bergères, marchands, forgerons, lavandières, commères de village, soldats amis ou ennemis, moines, boulanger, chasseurs, jongleurs, acrobates, marcheurs sur échasses...

Répétitions : prévoir une visite des lieux vendredi 4 juillet à 18h et deux répétitions les samedi 12 juillet 14h et samedi 19 juillet 14h en costmes et accessoires avant le spectacle

Dames et sieurs, jouvenceaux et jouvencelles de tous âges, retrouvez votre âme des temps jadis, rejoignez-nous pour ces réjouissances estivales.

RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTION : OFFICE DE TOURISME DE SUISSE NORMANDE TEL 02 31 79 70 45 ou 02 31 69 79 95 ou FJEP Pierrefitte-en-Cinglais et Compagnie de la Lanterne 02 31 90 38 66 Mireille THIESSE


L'ALOUETTE de Jean Anouilh
Analyse de la pièce

L'alouette est une pièce de théâtre atypique, créée en 1952. Anouilh y raconte le procès de Jeanne d'Arc au cours duquel les " comédiens ", qui assistent aux interrogatoires, mettent en scène la vie de Jeanne.
Ces tableaux vivants animent tour à tour le déroulement du procès. Cette " retransmission en direct ", à la façon des flashes-back du cinéma contemporain, se succèdent en fondus-enchaînés. C'est le prétexte pour Anouilh de produire par intermittence un théâtre dans le théâtre. On passe du merveilleux au burlesque, du " molièresque " au vaudeville : une performance artistique proche, par la familiarité du ton et la diversité du langage, du drame historique shakespearien. Car il s'agit malgré tout d'un drame : la tension entre Jeanne et ses Juges, accrue par l'entrée en scène du bourreau et de la foule lors de la préparation du bûcher, nous le rappelle. Mais Anouilh privilégie le jeu théâtral : le comique de situation, l'humour sont omniprésents et le portrait caricatural des juges qui manient l'ironie et le sarcasme nous laisse pressentir le vrai sens de la vie de Jeanne selon Anouilh. Si Jeanne vit tragiquement son destin à la manière d'Antigone, héroïne d'une autre pièce de Anouilh, elle s'affirme totalement dans l'accomplissement de sa mission. Le sacre de Charles VII comme roi de France représente Jeanne dans toute sa gloire, celle que la postérité retiendra. Et c'est sur cette image d'apothéose que se termine la pièce. Mission divine ou esprit de résistance dans un pays partagé et déchiré par la guerre ? Anouilh écrit cette pièce au lendemain de la Libération. La pièce est ponctuée d'allusions parfois cyniques et d'élans prophétiques qui établissent un parallèle entre les deux époques. Les excès de l'Inquisition évoquent les excès du pouvoir fasciste ou révolutionnaire : " Ce sera le temps des massacres et des plus monstrueuses erreurs ". Le pessimisme de Anouilh laisse place cependant à la foi en l'homme, à l'espoir, symbolisé par cette " alouette qui vibre dans le ciel de France ", en quête de vérité, cette énergie capable à tout moment de miracle, de sublimation

Le procès (1431)

" Le meneur de jeu est Warwick, gouverneur anglais de Rouen. Il ordonne le début des interrogatoires, ou la représentation des scènes de vie par les comédiens. Il est le commanditaire et le metteur en scène. Il ponctue le procès de ses commentaires, satisfaction ou désapprobation, jusqu'au supplice du bûcher, où il semble perdre le contrôle de l'action.
" L'évêque Pierre Cauchon mène les débats du Procès d'hérésie, sous la houlette de Warwick. Entre le théologien Cauchon et la pucelle Jeanne c'est la confrontation du raisonnement et du bon sens, du discours dogmatique de l'Eglise et de la foi candide en un Dieu juste.
" L'Inquisition est représentée par le vice-Inquisiteur Jean Le Maistre qui tente à tout prix de faire plier l'orgueil de Jeanne, de faire dire " oui " à l'homme.
" Le promoteur " de la cause " ou l'avocat du diable, a des pensées peu nobles et laisse libre cours à ses fantasmes." L'homme se tord sur sa couche la nuit en proie à toutes les obsessions de la bête "
Les scènes de la vie de Jeanne
" Domrémy et la famille de Jeanne : son frère délateur, son père rustre et violent, sa mère Isabeau affectueuse et timorée, les " voix " de l'Archange-Saint-Michel. Jeanne à 13 ans mesure l'ampleur de la tâche qui lui est confiée et affiche sa détermination
" Vaucouleurs :scène de comédie moliéresque avec le capitaine de Baudricourt, ridicule et bon enfant face aux flatteries et duperies de Jeanne ;les gardes dont Boudousse, caricature du soldat
" La cour de Chinon : le dauphin Charles, immature mais habile ; Agnès Sorel, sa maîtresse gourgandine et manipulatrice (selon la vérité historique, elle n'aurait que 8 ans en 1429) ; Marie d'Anjou, femme potiche ; sa mère Yolande d'Aragon, femme de tête, tire les ficelles de la diplomatie ; La Trémouille, Connétable, calculateur peu sympathique ; l'Archevêque Regnault de Chartres, Chancelier, conseiller prudent et intéressé ; le page, les soldats, les dames de cour et suivantes...
" La Hire : le fidèle compagnon, grivois et paillard, toujours prêt à se battre aux côtés de Jeanne
" Le Bûcher : les Juges face à leurs contradictions, pitoyables ou arrogants.
" Le Sacre : Tous les acteurs de la vie de Jeanne avant le procès sont présents ; elle est aux côtés du roi, c'est son jour de gloire

L'ALOUETTE de Jean Anouilh
La mise en scène et l'interprétation de la pièce

L'Alouette de Jean Anouilh a été jouée à deux reprises sous la direction d'Anouilh et a donné prétexte à des mises en scène très variées.
" Ecrite au lendemain de la Libération, la pièce comporte quelques anachronismes et propos allusifs sous forme de sorties prophétiques. Parmi d'autres aspects visionnaires, elle évoque sans la nommer l'Occupation de la guerre 39-45, la Résistance, les tortures...; on peut y voir aussi le discrédit du dogme et l'apologie de la libre pensée. Nous sommes loin des récupérations politiques du personnage de Jeanne d'Arc qui sont absentes dans le propos d'Anouilh. C'est une réflexion sur le bon sens, la volonté, la liberté de l'Homme, dont le symbole est Jeanne ou l'Alouette. Chaque époque peut y faire une lecture en référence à l'actualité du moment.
La Compagnie de la Lanterne a souhaité, tout en jouant la pièce en costumes du XVème siècle, transporter le public à l'époque de la création d'Anouilh pour mieux la comprendre historiquement. Il ne s'agit pas de parallèle entre deux périodes et situations politiques différentes, mais d'un clin d'oeil, en avant-propos et en sortie de rideau. Les voix des ondes font écho aux voix de l'Archange. Les drapeaux de la Libération relaient l'étendard de Jeanne. Donc pas de surenchère au propos d'Anouilh, tout simplement une complicité avec l'auteur et le public de 1952. L'histoire de Jeanne, ou le symbole de l'Alouette nous renvoie aussi à une histoire plus contemporaine, où la femme accède enfin à sa " libération ". Le personnage de Jeanne, vu par Anouilh, a une résonance étonnamment moderne.
" La Compagnie de la Lanterne introduit dans la pièce l'incarnation du merveilleux par l'apparition de l'archange Saint-Michel. C'est une évocation des mystères joués au moment même du procès sur le parvis de l'Eglise Notre-Dame, et relatant déjà l'épopée de Jeanne d'Arc
" L'introduction de scènes sans parole, anachroniques, comme celle où la Cour assiste éberluée à un défilé de mannequins, vient appuyer la bouffonnerie voulue ici par Anouilh.
" Chacun puisera dans ce texte que nous avons dû réduire pour des contraintes de durée, sans toutefois trahir le style ou la pensée d'Anouilh, la richesse humaine et universelle des personnages qui nous renvoient à nous-mêmes et à nos propres contradictions.

 

La Compagnie de la Lanterne et l'Alouette de Jean Anouilh
Vendredi 23 mai 2008 à 20h30 au Forum de Falaise

Les acteurs

Tatiana Beaudouin : Jeanne la Pucelle
Sonja Beaudouin : Jeanne, 13 ans
Jack Lamache : Pierre Cauchon
Alexandre Varin : L'Inquisiteur, dominicain
Jean-Pierre Friquet : Le Promoteur (de la cause)
Thomas Boulier : Martin Ladvenu, moine dominicain
Sandrine Dard-Véron : Richard Beauchamp, comte de Warwick
Gérard Solari : Jacques le père de Jeanne et l'Archevêque Chancelier Regnault de Chartres
Huguette Roussel : Isabeau la mère de Jeanne et une dame de cour
Thomas Bertauld : Pierre le frère, le page, un garde anglais
Mireille Thiesse : l'Archange Saint-Michel
Samuel Delasalle : Charles d'Anjou, le roi Charles VII
Sonia Rapilly: Yolande d'Aragon, reine de Sicile, duchesse d'Anjou
Laura Friquet : Agnès Sorel, " future" maîtresse du roi
Charlotte Calcine : Marie d'Anjou, la reine
Eliane Le Foll : La Trémouille, Connétable
Valérie Gehenne : Le capitaine Robert de Beaudricourt sire de Vaucouleurs
Geoffrey Trochon : La Hire ; Jean un frère de Jeanne ; un soldat anglais
Gaël Leguédé : Boudousse garde de Baudricourt ; garde de Charles ; le bourreau
Johana Kereun : amie de Jeanne ; garde de Baudricourt et de Charles VII ; femme de Rouen

Figurants
André Thiesse : l'assesseur greffier
Alain Dolbecq : un chanoine ; le cardinal de Winchester
Marie-Christine Dolbecq : une suivante ; une dame de Rouen
Daniel Blandin : un évêque
Les Lanterneaux : mannequins au hennin, cartes à jouer, femmes du peuple
Daniel Aubris, Serge Gautier : moines, hommes du peuple

L'équipe de création
Mise en scène : Eliane Le Foll
Assistance à la mise en scène : Mireille Thiesse
Décors : André Thiesse
Costumes : Eliane Le Foll, Mireille Thiesse
Régie son : Jean-Pierre Philippe
Régie Lumière : Frédéric Dard-Véron
Assistance technique : Pixel vidéo, Christian Laroubine

Documentation historique, littéraire, iconographique, filmographique
CENTRE JEANNE D'ARC ORLEANS : Olivier Bouzy, Directeur adjoint
UNIVERSITE DE CAEN : François Neveux, historien
Sources documentaires : Joseph Delteil, Jeanne d'Arc,1938
Régine Pernoud, Jeanne d'Arc,1953
Georges et Andrée Duby, Les Procès de Jeanne d'Arc,1973
Régine Pernoud, J'ai nom Jeanne la Pucelle,1994
Jean Favier, La guerre de cent ans,2005
Colette Beaune, Jeanne d'Arc,2007
Robert Bresson, Le procès de Jeanne d'Arc, film, 1962
Le costume à l'époque de Jeanne d'Arc